Les huiles essentielles : utiles ou pas ?

huile essentielle

A quoi servent les huiles essentielles

Tout le monde a déjà entendu parler des huiles essentielles et leurs bienfaits thérapeutiques comme cosmétiques sont reconnus.
Leur composition tout comme leur utilisation exactes restent pourtant encore mystérieuses pour beaucoup. Leur diversité est en effet grande et chacune d’entre elles a ses propriétés propres.
C’est pourquoi elles sont aujourd’hui utilisées aussi bien pour le bien-être et les soins cosmétiques que pour une utilisation médicale. Selon la plante utilisée mais aussi et surtout les effets escomptés, leur méthode d’application et leurs vertus peuvent grandement varier.
Partons ensemble à la découverte des huiles essentielles et leurs bienfaits ! 

Huiles essentielles : définition

Qu’est-ce qu’une huile essentielle

Les huiles essentielles (h.e.) sont également appelées essences végétales.
À l’origine d’une huile essentielle, il y a en effet systématiquement une plante.
Le végétal (écorce de bois, feuilles ou fleurs) subit alors un processus d’extraction qui va permettre d’obtenir un liquide odorant, de couleur claire, fortement concentré et hydrophobe.
C’est ce qui leur vaut cette appellation d’huile. Comme d’autres liquides gras, les huiles essentielles sont en effet très peu solubles dans l’eau et généralement moins denses. Elles flottent donc en surface et ne se mélangent pas à l’eau.
Elles sont cependant solubles dans l’ensemble des solvants organiques, ce qui facilite leur mélange à d’autres substances et leur extraction. 

Comment sont-elles extraites

Il existe différentes techniques d’extraction des huiles essentielles.
Toutes ont leur particularité et sont plus ou moins adaptées selon la plante d’origine. 
La technique la plus courante est celle de l’hydrodistillation, une distillation par vapeur d’eau.
Les huiles essentielles ont beau ne pas être solubles dans l’eau, elles le sont dans la vapeur.
De l’eau est donc chauffée dans un alambic, sous les plantes subissant l’extraction.
L’entrainement de la vapeur d’eau à travers les feuilles va alors les transporter vers la sortie où une colonne de refroidissement permet de condenser le tout sous une forme liquide.

Il ne reste qu’à décanter la solution obtenue pour récupérer l’essence végétale qui flotte à la surface. Il est également possible d’extraire des huiles essentielles par expression à froid.
Cette technique, principalement utilisée pour le citron, l’orange et autres fruits à peau épaisse, consiste à presser l’écorce jusqu’à obtention de l’huile.

L’huile végétale, notamment certaines huiles d’olive, provient souvent de cette même technique d’extraction. Enfin, une extraction par solvant organique est possible.
Elle a l’avantage de permettre une extraction à une température plus basse que par distillation et convient donc mieux aux plantes fragiles.
Ce procédé est cependant plus long, plus coûteux et surtout plus polluant. Des traces résiduelles de solvant dans le produit finit peuvent également en altérer la qualité. 

Comment choisir son huile essentielle

Quelle que soit la méthode d’extraction choisie, il s’agit d’un processus long impliquant une très grande quantité de végétaux pour l’obtention d’une quantité infime d’huiles essentielles.
C’est notamment ce qui fait que leur prix est élevé. Des huiles essentielles bon marché cachent cependant souvent un défaut de qualité, au détriment de leur efficacité. 
Une h.e. de bonne qualité permet donc de meilleurs résultats. Son obtention dépend notamment du procédé d’extraction (chimique ou non), des plantes utilisées ainsi que de la façon dont elles ont été récoltées.
Lorsque la traçabilité des plantes est possible, il vaut donc mieux se tourner vers une huile essentielle bio et pure issue de productions dont la culture est assurée traditionnellement et loin de zones urbaines et/ ou polluées. 

L’aromathérapie, ou l’utilisation des H.E. pour la santé

L’aromathérapie est une sous-branche de la phytothérapie. Comme elle, elle a donc pour but de traiter des maladies grâce aux plantes.
Elle s’en différencie pourtant par sa spécificité à n’utiliser pour cela que des huiles essentielles et leurs dérivés. Aromathérapie vient du latin « aroma » et du grec « therapeia ».
Le terme signifie donc littéralement « soin par l’arôme » et date de la première moitié du XXe siècle. Les bienfaits des huiles essentielles sont cependant connus depuis l’Antiquité. Les égyptiens seraient à l’origine de leurs premières extractions mais on retrouve également leur utilisation en Inde et en Chine puis en Grèce et dans l’Empire romain. 
L’Homme s’est en effet très vite rendu compte des bienfaits thérapeutiques des huiles essentielles.
Selon la plante d’origine et sa famille botanique, elles peuvent avoir des vertus antalgiques, anti-inflammatoires ou encore antibactériennes.
Il existe en fait presque autant de propriétés que d’huiles essentielles différentes.
Cela les rend particulièrement intéressantes à étudier et utiles pour une utilisation thérapeutique. 

Quand opter pour l’huile essentielle

Il existe plusieurs centaines d’h.e. différentes et donc énormément de cas favorables à leur utilisation.
Elles sont de plus en plus présentes dans des produits cosmétiques et de beauté quotidiens, grâce aux propriétés antiseptiques du tea tree (arbre à thé, un arbre originaire d’Australie à ne pas confondre avec le théier) par exemple ou encore les propriétés nourrissantes de l’huile de germe de blé. 
Pour un usage thérapeutique, les occasions sont également nombreuses. Elles sont notamment utilisées en cas de trouble du sommeil mais aussi pour réduire le stress, comme antidouleurs ou pour soulager une irritation cutanée.
Chaque huile essentielle peut participer à soigner une ou plusieurs pathologies différentes. Elle peut dans certain cas être utilisée seule mais s’associe également parfaitement à d’autres huiles. Leurs effets peuvent ainsi dans certains cas être combinés. 

Précautions à prendre

Dans certaines situations, l’utilisation des huiles essentielles n’est pas recommandée ou seulement sous certaines conditions précises. C’est notamment le cas pour les enfants et les femmes enceintes ou allaitant. Les h.e. possèdent en effet des principes actifs puissants dont les effets sont à maîtriser. Pour les plus jeunes, leur utilisation est déconseillée en dessous de six ans.
Quel que soit l’âge et la raison d’utilisation, il vaut de toute façon mieux demander l’avis d’un spécialiste de l’aromathérapie avant toute utilisation, particulièrement s’il s’agit d’ingestion. 
Pour la femme enceinte ou la jeune maman allaitant, leur usage est également déconseillé et certaines huiles essentielles sont tout bonnement interdites.
C’est notamment le cas de celles contenant des cétones (camphre, thuya du Canada, Brassica juncea, etc.).
Elles sont en effet toxiques et ont une action abortive. Il ne faut enfin pas s’improviser aromathérapeute. L’origine naturelle des huiles essentielles leur attribue souvent une image inoffensive.
Utilisées à bon escient, elles ne sont pas dangereuses et permettent d’éviter bon nombre d’effet secondaires de médecines moins naturelles. Leur action peut cependant être puissante et certaines huiles peuvent même être toxiques.
Il est donc recommandé de demander l’avis d’un spécialiste concernant les effets et les doses recommandées pour une personne et une pathologie données.
Il est également important de conserver son stock d’h.e. hors de portée des enfants et dans un endroit sombre. Les huiles essentielles sont en effet photosensibles et la lumière risquerait bien d’en modifier certains composants. 

Comment utiliser les huiles essentielles

Différentes méthodes d’utilisation existent.
Chaque huile essentielle peut généralement s’utiliser de différentes façons, toutes ne sont cependant pas propices à l’ensemble des formes d’utilisation. 
Le diffuseur est une première méthode classique. Les huiles sont alors vaporisées dans l’air et passent de cette manière dans le système respiratoire.
C’est une version douce qui permet de profiter des bienfaits des huiles grâce à leur diffusion comme parfum d’ambiance.
En cas de rhume ou sinusites, il est également possible de procéder à des inhalations qui aident notamment à décongestionner les voies respiratoires. L’huile essentielle de romarin en est un excellent exemple d’application. 
Les huiles essentielles peuvent également être appliquées en usage externe. Elles sont alors soit utilisées comme huiles de bain ou de massage, soit dans la composition de crèmes, pommades ou lotions.
Ce mode d’administration par voie cutanée est notamment utile pour profiter de leurs propriétés inflammatoires ainsi qu’en tant que soin de la peau. 
Enfin, il est possible de tout simplement ingérer des huiles essentielles. C’est cependant la méthode d’utilisation qui demande le plus de vigilance, notamment concernant le dosage. Pour un usage par voie orale, il est possible de trouver des huiles essentielles sous forme de gélules ou comprimés.
Il est également possible de les utiliser comme compléments alimentaires en les mélangeant à d’autres huiles ou tout simplement en en déposant quelques gouttes sur un sucre. 

Exemples d’huiles essentielles et leurs effets

À chaque huile essentielle ses principes actifs et donc ses effets sur le corps. Une huile de lavande bio aura ainsi des effets relaxants qui en font une alliée de choix en cas de troubles du sommeil. L’huile essentielle d’ylang ylang, en plus de ses senteurs fleuries la rendant particulièrement agréable en diffuseur, agit aussi un stimulant reconnu.
Les huiles essentielles d’eucalyptus proposent quant à elles une belle variation et se séparent entre l’eucalyptus citronné (anti-inflammatoire), l’eucalyptus globuleux (anti-infectieux) et l’eucalyptus radié (antiseptique). La menthe peut quant à elle être poivrée (antalgique), douce (anticatarrhale) ou citronnée (anti-inflammatoire). Ce ne sont cependant que quelques exemples, les huiles essentielles étant toutes uniques et riches en propriétés complémentaires.
Nous pourrions encore mentionner les actions anti-infectieuses et antidouleur de la marjolaine à coquilles mais la liste est bien trop longue pour se vouloir exhaustive.