Tout savoir sur les médecines alternatives

médecines alternatives

L’Histoire de la médecine a débuté dès la Préhistoire. Elle se contentait alors de l’usage de plantes ou autres éléments naturels et le recours à des pratiques empreintes de spiritualité.
Ce qui fut autrefois le seul moyen connu de soigner n’est aujourd’hui plus considéré comme médecine conventionnelle, mais qualifié de médecines alternatives.
Également appelées médecines parallèles, douces, traditionnelles ou complémentaires. Elles ont le défaut de ne pas avoir été prouvées scientifiquement.
Elles bénéficient pourtant de bienfaits constatés sur la santé. Les professionnels de la santé y portent un intérêt certain et la patientèle leur manifeste un fort engouement.
Leur évolution est donc constante et devrait permettre de les comprendre de mieux en mieux.

Ce qu’englobe la médecine alternative

Souvent regroupées sous le nom de médecine non-conventionnelle, les médecines alternatives englobent en fait toutes les pratiques thérapeutiques dont l’efficacité n’a pas été démontrée scientifiquement. Si elles ne peuvent être recommandées comme substituts exclusifs de la médecine classique, le fait qu’elles ne soient pas prouvées n’en exclut pas pour autant l’efficacité.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il existe plus de 400 pratiques thérapeutiques répondant à la définition de médecines alternatives, complémentaires ou traditionnelles. Quatre grandes familles ou types d’activité peuvent être distingués. 

Les thérapies biologiques

Le fondement des thérapies biologiques repose sur l’utilisation de produits naturels.
Elles regroupent donc l’ensemble des pratiques basées sur l’usage de plantes (phytothérapie), huiles essentielles (aromathérapie), mais aussi produits d’origine minérale ou animale.
C’est l’un des types de médecine douce les plus anciens puisque son usage remonte à l’Antiquité. Les remèdes en découlant peuvent être pris simplement et sous plusieurs formes, notamment en gélules ou sous forme de thé.  

Les thérapies manuelles

La manipulation joue un rôle essentiel. Elles englobent par conséquent l’ostéopathie et la chiropraxie.
La première cherche à soulager les différents maux et tensions du corps selon une méthode de manipulations osseuses et musculaires. Le chiropracteur est quant à lui un thérapeute qui a un champ d’action plus large et travaille d’avantage au niveau de la colonne vertébrale et des différentes articulations.
La réflexologie est également incluse dans les thérapies manuelles. Il s’agit d’une pratique axée sur le massage et la stimulation de zones situées au niveau du pied.

Les approches corps-esprit

Ces approches cherchent principalement à agir via des moyens psychiques.
Elles peuvent se rapprocher de techniques de développement personnel. C’est le cas de la méditation qui peut également être approchée en tant que technique thérapeutique, notamment pour réduire le stress. L’hypnose médicale en fait également, tout comme la sophrologie.
Elle vise quant à elle à stimuler la conscience de soi. Son but est de mieux supporter les messages, tant physiques (douleurs) que psychologiques, qu’envoie le corps. 

Les systèmes dits complets

Ces derniers possèdent leurs propres fondements théoriques et pratiques. C’est notamment le cas de l’acupuncture.
De tradition chinoise, elle stimule des points précis du corps par l’emploi d’aiguilles ou autres moyens physiques.
L’homéopathie entre également dans cette catégorie. Elle préconise paradoxalement l’administration de produits aux effets similaires aux symptômes à soigner.
La dilution est cependant telle qu’il n’y a plus de principe actif dans le granulé prescrit. 

Dans quel cas utiliser une médecine douce

Plus de deux tiers des citoyens suisses reconnaissent avoir recours aux médecines alternatives.
Les raisons sont diverses, mais certaines reviennent régulièrement. L’absence de résultats de la médecine conventionnelle est un argument souvent mentionné.
Les thérapies alternatives représentent en effet une nouvelle chance pour certains patients d’apaiser leurs douleurs ou les aider à mieux les appréhender.
Certains médecins issus de la médecine classique n’hésitent d’ailleurs pas à les recommander à leurs patients. 
Les médecines non-conventionnelles bénéficient également d’une image naturelle qui vient directement s’opposer aux traitements chimiques.
Cet apriori positif sur l’origine des traitements participe à l’engouement pour ces pratiques. L’absence d’effets secondaires ou leur présence moindre renforce leur attrait. 
Chaque symptôme a ses spécificités et les médecines alternatives sont nombreuses. Selon les cas, elles peuvent donc prévenir, soulager ou soigner.
Elles sont particulièrement recommandées en cas de fatigue ou de stress. L’hypnose est par exemple préconisée comme moyen de relaxation avant des examens médicaux ou interventions chirurgicales.
Elle peut aussi être un allié pour arrêter de fumer. Pour des cas plus graves, notamment le traitement de cancers, il faut dans tous les cas se faire encadrer par des médecins et trouver la solution thérapeutique adaptée. Les médecines non-conventionnelles sont dans de tels cas à considérer comme solutions parallèles et non exclusivement alternatives. 

Efficacité des médecines alternatives

L’efficacité des médecines alternatives a été largement discutée, souvent provoqué le débat et rarement mis tout le monde d’accord.
Coincées entre le manque de preuves scientifiques et des effets réels constatés sur les patients, ces techniques non-conventionnelles ont un statut à part sur le plan médical
Pour certaines médecines alternatives, les effets constatés ne sont pas supérieurs à l’effet placebo, c’est ce qu’ont notamment montré différentes études sur l’homéopathie.
Le placebo est un procédé sans substance active qui permet, grâce à des mécanismes psychologiques et physiologiques, une amélioration des symptômes chez certains patients.
C’est un effet difficile à comprendre, mais largement étudié et utilisé en recherche médicale. Il sert en effet d’étalon aux effets potentiels de nouveaux traitements.
Dans le cas des médecines complémentaires, le terme de placebo impur vient parfois souligner que l’effet existe malgré l’absence de démonstration scientifique. C’est en effet sur ce point que tourne tout le débat autour de l’efficacité des médecines alternatives.
Certaines des plus connues ont bien sûr été l’objet d’études scientifiques, mais ce n’est pas le cas de toutes. La communauté scientifique en a encore une connaissance et une compréhension limitées. En cause, le manque de recul, de résultats à long terme, voire parfois de budget pour mener de nouvelles études.
Les effets existent cependant. L’expérience pratique et théorique devrait permettre une meilleure compréhension de leur efficacité dans les années à venir. 

Reconnaissance des médecines alternatives

Le monde moderne ne s’accorde pas sur une seule et même définition de la médecine.
Notre vision occidentale place l’aspect mécanique du corps et son traitement grâce à des molécules chimiques en fondateurs du système. Ce n’est pas le cas partout.
En Asie, la médecine traditionnelle chinoise porte par exemple d’avantage d’importance à la circulation des énergies et au bien-être émotionnel. L’acupuncture et les plantes médicinales y jouent ainsi un rôle central. 
En Suisse, la situation est plus avancée que dans d’autres pays voisins, notamment la France. Les médecines complémentaires ont donc fait leur apparition dans la Constitution dès 2009 suite à une initiative populaire dont la votation a bénéficié de 67% de votes positifs.
Depuis, le système d’assurance-maladie reconnait cinq types de médecines complémentaires.
C’est le cas de l’homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise, la phytothérapie, la thérapie neurale (injections locales d’anesthésiques) et la médecine anthroposophique (approche spirituelle de la médecine conventionnelle). 
Si elles sont dispensées par un praticien ayant suivi une formation reconnue et disposant d’un logiciel pour thérapeute compatible avec l’assurance-maladie comme terap, ces médecines sont également remboursées par l’assurance-maladie.
Elle rembourse également partiellement certains médicaments issus des médecines complémentaires.
Tous figurent dans un catalogue appelé « liste des spécialités » (LS) dépendant de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).